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► Domaine Patrick Hudelot à Villars-Fontaine dans les Hautes-Côtes ► Domaine des Rouges Queues, dans les Maranges ► Domaine Leroy à Meursault ► Henri et Gilles Buisson avec une nouvelle cuvée « nature », sans soufre
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Ils font la Une de l’actualité et sont souvent décriés. Mais avant de les goûter encore faut-il savoir de quoi l’on parle. Un vin bio, qu’est ce que c’est ? Petite leçon de rattrapage. Jusqu’à présent, seule la méthode culturale était encadrée, pas la vinification. L’usage d’engrais chimique, de pesticides de synthèses, d’OGM étaient exclus et la filière biologique étaient contrôlées par des organismes certificateurs agréés par les pouvoirs publics français. Concrètement si les raisins étaient bio, les vins eux, n’étaient pas certifiés. Mais, depuis le 8 février, le nouveau règlement européen, applicable dès la récolte 2012, impose des teneurs en sulfites (le soufre est utilisé pour stabiliser et conserver les vins) inférieures à celles des vins dits conventionnels. C’est la principale différence entre le vin bio et le vin traditionnel. Les vins rouges devront contenir au maximum 100 milligrammes par litre de SO2, les blancs et rosés 150 milligramme par litre, soit une baisse de 30 à 50 milligramme par litre. L’acide sorbique, un agent de conservation, sera quant à lui proscrit ainsi qu’un certain nombre de pratiques œnologiques (cryoconcentration, élimination de SO2 par voie physique…). Le vin bio est officiellement reconnu. Mais l’agriculture biologique peine à se mettre en place. Malgré la demande de plus en forte des consommateurs. Fin 2010, le bio s’étendait sur plus 845 000 hectares certifiés ou en cours de conversion, soit 3,1% des 27,4 millions d’hectares de la surface agricole utilisée (SAU). C’est bien moins que les 6% promis par le Grenelle de l’environnement dès 2012 et 20 % en 2020. Pourquoi ce retard ? L’enjeu est économique. Les rendements sont 30 % inférieurs par rapport à un système utilisant des produits chimiques. La demande est en augmentation moyenne (10% par an) entre 1999 à 2005. Le marché explose depuis : de 2008 à 2010, il a bondi de 32%, d’après les estimations de l’Agence bio. Et cet engouement ne devrait pas s’inverser.
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